Alba, Arad, Argeş, Bacău, Bihor, Bistriţa-Năsăud, Botoşani Brăila, Braşov ,Buzău, Călăraşi, Caraş-Severin, Cluj, Constanţa, Covasna, Dâmboviţa, Dolj, Galaţi, Giurgiu, Gorj, Harghita, Hunedoara, Ialomiţa, Iaşi, Ilfov, Maramureş, Mehedinţ, Mureş, Neamţ, Olt, Prahova, Sălaj, Satu Mare, Sibiu, Suceava, Teleorman, Timiş, Tulcea, Vaslui, Vâlcea, Vrancea
Roumanie pour des vacances extraordinaires
Home » Baia Mare

Fișier:Actual Baia Mare CoA.png Baia Mare

Baia Mare est une ville située dans le comté de Maramureş, dans la vallée de la rivière Sasar (affluent de la Lăpuş), au nord-ouest de la Roumanie. La ville est un centre minier et industriel (son nom signifie d'ailleurs Grande Mine).

Une importante école de peinture, sous l'influence de l'impressionnisme et de l'expressionnisme a été fondée ici à la fin du XIXe siècle par des artistes venus des quatre coins du monde.

La ville de Baia Mare est située dans une dépression. Elle est environnée par un relief montagneux au nord avec les Monts Igniş (Munţii Ignişului), à l'est avec les Monts Gutâi (Munţii Gutâiului), collinaire au sud dans les Dealurile Silvaniei.

Baia Mare est située à environ 600 km au nord-ouest de Bucarest, à 70 km de la frontière hongrois et à 50 km de la frontière ukrainienne.

Le deuxième centre urbain du judeţ qui fut d'ailleurs la capitale historique de la Marmatie, Sighetu Marmaţiei est situé à 60 km au nord-est. Il faut franchir le col de Gutâi (987 m d'altitude) pur y parvenir.

Des vestiges archéologiques montrent que ce territoire a été habité à partir du paléolithique supérieur. À l’âge du bronze apparaissent les Carpes, tribu Dace (des Thraces septentrionaux) dont le nom signifie "rocailleux" et qui a laissé son nom aux Carpates. Les caractères ethnographiques, folkloriques et linguistiques des Daces se sont mieux conservés dans la Marmatie voisine et autour de Baia-Mare, ce qui en fait une zone de grand intérêt pour les ethnologues.

Les premières informations écrites concernant la ville datent de 1329 et nous la présentent comme un centre minier et une cité médiévale à majorité allemande, bénéficiant de franchises étendues, sise dans le Megye (comté) hongrois de Satu Mare. Cette première attestation documentaire provient la chancellerie du roi de Hongrie, Charles-Robert d'Anjou. Mais c'est la chancellerie du roi Louis d’Anjou, le 20 septembre 1347, qui détaille le mieux les institutions de la ville. L’Hôtel des Monnaies de Baia Mare est mentionné pour la première fois en 1411 et présenté comme l'atelier le plus renommé de ce type en Transylvanie.

En 1446, le domaine de Baia Mare avec toutes ses mines devient la propriété du voïvode de Transylvanie, Jean Hunyadi, en remerciement pour son courage contre l’invasion ottomane. C'est à ses frais que l'on entreprend la construction de la cathédrale Saint Étienne ayant comme annexe "La Tour d’Etienne".

En 1469, le roi Matia Corvinu émet un document important pour les citoyens de la ville : il s’agit du droit de renforcer les fortifications avec de hauts murs, des cloisons, des fossés, des palissades capables de repousser de puissants assiégeants. Baia Mare reçoit alors le rang de : "castrum" ou "castellum" (ville fortifiée). Malgré cela, en 1490 Baia-mare est prise et pillée par les troupes polonaises du prince Jean Albert.

En 1526 la ville de Baia Mare devient la propriété du voïvode de Transylvanie, Jean Zapolya, période pendant laquelle on enregistre un déclin de la vie économique locale, les ressources de la ville étant dilapidées en coûteuses guerres par Zapolya et ses successeurs. Dans les années suivantes, la Réforme progresse parmi les Baïmarènes (comme on appelle ses habitants). L’année 1547 est remarquable pour la création d’une importante institution d’enseignement ; il s’agit de "Schola Rivulina", qui appartenait au culte reformé. Cette école s’est affirmée pendant plus de deux siècles comme un véritable berceau de culture, en fournissant un grand nombre de théologiens, de fonctionnaires, de juristes, de lettrés mais aussi d'ingénieurs des mines.

Afin d’exprimer sa reconnaissance pour l’abolition de ses dettes par le voïvode valaque, Michel le Brave, en 1600, l’administrateur des mines Felician Herbstein ordonne l’émission, par l’Hôtel des Monnaies de Baia Mare, d’une médaille d’or qui représente le visage du voïvode : c'est l’une des plus belles réalisations du domaine numismatique.

En 1699, comme toute la Transylvanie, Baia-Mare passe sous l'occupation autrichienne. Les tentatives, en 1703, du capitaine Pintea Viteazul "le Brave", au service du voïvode François II Rakoczi, de les en chasser, échoue. En 1748 les autorités autrichiennes créent à Baia Mare l'inspection minière (Obermat), et construisent un nouvel Hôtel des Monnaies.

En 1867, alors que le chemin de fer atteint Baia-Mare, l'autonomie de la principauté de Transylvanie est abolie et l'empire d'Autriche devient la double monarchie austro-hongroise : Baia-Mare redevient une ville de province du royaume de Hongrie, où affluent des peintres impressionnistes, attirés par les paysages alentour, des géologues et collectionneurs de minéraux, et des ethnologues venus étudier les villages "valaques" conservant des traditions et des pratiques médiévales. L’année 1889 voit la parution du premier hebdomadaire roumain "Gutinul", revue socio-littéraire et économique.

En 1918, Baia-Mare devient pour 22 ans une ville roumaine et chef-lieu de département. De 1940 à 1945, elle redevient hongroise, puis revient à la Roumanie. Comme toute la Roumanie, Baia-Mare fut soumise aux régimes dictatoriaux carliste, fasciste et communiste de février 1938 à décembre 1989.

Depuis 1991, Baia-mare se développe surtout grâce au tourisme dans le Maramureş, mais reste un centre culturel, minier et industriel important.