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Roumanie pour des vacances extraordinaires
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Fișier:Actual Galati CoA.png Galaţi

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Galaţi est une ville de l'Est de la Roumanie, sur les bords du Danube, chef-lieu du comté de Galaţi, très proche de Brăila.

Cette zone était habitée par des Thraces septentrionaux (les Daces) et des Celtes dans l'Antiquité : Galaţi pourrait être une dérivation de Galates (autre nom des Gaulois), mais c'est improbable car aucune inscription ni document n'étaye cette thèse. Le nom de la ville pourrait aussi dériver du couman galat, emprunté à l'arabe qal'at (forteresse). D'autres étymologies ont été suggérées, comme celle du serbe galac, mais la racine galat apparaît aussi dans d'autres toponymes des environs, surtout dans ceux qui ont clairement une origine coumane, par exemple Gălăţui, un lac dont le suffixe est couman (le suffixe ui signifie "eau"). Enfin, le Codex Latinus Parisinus de 1395 mentionne Caladda au coude du Danube, une escale génoise où l'on pouvait tirer les navires à sec entre le fleuve et un grand lac (c'est le sens du mot caladda). Est-ce Galaţi ? Le débat reste ouvert.

La ville s'est développée sur la base d'une antique position dace, existant vers le VIe ou Ve siècle avant J.-C. Une fois la période de guerres entre Romains et Daces, en 101-102 et 105-106 après J.-C. terminée, elle va connaître l'influence de la civilisation romaine, devenant probablement dépendante du castrum romain de Barboşi. La nouvelle cité daco-romaine formée sur la rive du Danube, fut localisée au IIIe siècle quelque part au sud de l'emplacement actuel de l'église Precista.

La première mention de la ville date de 1445, comme l'un des cinq ports de la Principauté de Moldavie, à côté de Reni, Obluciţa, Chilia et Cetatea Albă. Mais après l'annexion de ces autres ports par l'Empire ottoman en 1484, Galaţi resta le seul port moldave. Et dès lors, il ne cessera d'attirer les convoitises, notamment des armées en campagne. En 1789 encore, pendant la guerre austro-turque, Galaţi est complètement brûlée par le général russeMikhaïl Kamenski.

En 1821, Galaţi fut l'une des bases de la Filiki Eteria, et c'est ici que se fit la jonction entre les révolutionnaires grecs d'Alexandre Ypsilanti et les pandoures (irréguliers) moldaves et valaques, qui, ensemble, jetèrent dans le Danube la petite garnison ottomane et pillèrent les biens des marchands ottomans. La même année, les Turcs vengèrent l'affront en pillant à leur tour le port et la ville...

En 1907, suite à une sécheresse prolongée et au système agricole de type latifundiaire qui sera aboli en 1921, il y eut une révolte paysanne en Roumanie : les insurgés entrèrent dans Galaţi pour y vider les entrepôts, l'armée intervînt et tira dans le tas, il y eut des centaines de morts. Cet épisode est interprété différemment selon les historiens : pour les nationalistes, c'est une révolte roumaine contre l'oppression étrangère (le port et les grands domaines étaient administrés par des gestionnaires en majorité grecs, arméniens et juifs) ; pour les marxistes, il s'agit d'une révolte prolétarienne contre les exploiteurs ; pour les israélites, il s'agit d'un pogrom. Chacun a, bien sûr, sa part de raison.

Entre les deux guerres mondiales, pendant la période de démocratie parlementaire, Galaţi fut le siège de la Commission du Danube, et connut alors un développement rapide, avant d'être soumise, comme toute la Roumanie, aux régimes dictatoriaux carliste, fasciste et communiste de février 1938 à décembre 1989. Durant la seconde Guerre mondiale, elle fut durement occupée et pillée par les Allemands fin 1940 puis par les Russes de la fin 1945 à 1958. Dans les années 1970, le dictateur Nicolae Ceauşescu implanta à Galaţi l'un des plus grands complexes industriels de Roumanie, avec plus de 50 000 ouvriers, qui périclita dès avant la chute du régime, plongeant la ville dans une misère dont elle a commencé à se relever depuis 1996, avec une forte croissance depuis 2000.

À Galaţi une jolie cathédrale orthodoxe du XVIIe siècle, dédiée à saint Georges (Sfântu Gheorghe), et une autre église fortifiée, dédiée à la Vierge (Sf. Precista) sur les rives du Danube (une légende dit qu'un tunnel a été creusé sous le fleuve à partir de l'église). Il y a aussi en ville un parc avec des sculptures, un jardin botanique, plusieurs musées, une tour de télévision ouverte au public, qui offre une belle vue sur la ville, un opéra qui vient d'ouvrir, et une promenade de plusieurs kilomètres le long des rives du Danube (avec des grandes sculptures de part et d'autre de la voie).